Faut-il encore un bandeau cookie en 2026 ?
Ça dépend de ce que votre site pose. Voici comment le savoir.
Le consentement est requis dès qu’un site écrit ou lit une information dans le terminal du visiteur pour une finalité qui n’est pas strictement nécessaire au service demandé : c’est l’article 5(3) de la directive ePrivacy 2002/58/CE, toujours en vigueur au 1er septembre 2026.
Ce qui bouge en 2026 n’est pas la loi, c’est une proposition. Elle n’est pas adoptée.
Trouvez votre cas. La réponse tient en une ligne.
Le bandeau ne dépend pas de votre outil de mesure. Il dépend de tout ce que votre page charge.
Votre site ne pose que de la mesure sans cookie
Il n’y a pas de cookie analytique à faire accepter. Reste à vérifier que rien d’autre n’écrit dans le terminal : une vidéo intégrée, une carte, un chat en ligne, une police distante, un pixel oublié. C’est là que la réponse se joue, pas dans le nom de votre analytics.
Votre site pose des pixels publicitaires
Oui, il vous faut un bandeau. Les pixels de Meta, Google Ads, LinkedIn ou TikTok écrivent dans le terminal à des fins publicitaires, et ce dépôt exige un consentement libre et éclairé. Le 1er septembre 2025, la CNIL a sanctionné Google 325 millions d’euros et Shein 150 millions d’euros sur ce terrain.
Vous vendez sur Shopify ou WooCommerce
Oui. Shopify pose lui-même le cookie _shopify_y, que sa propre politique cookies range dans la catégorie Reporting et analyse, avec une durée d’un an. Une extension de panier, de fidélité ou de reciblage en ajoute d’autres. Changer d’outil de mesure ne retire pas ces lignes : elles sont posées par la plateforme, pas par vous.
Ce qui vous engage vraiment, aujourd'hui.
Cinq faits en vigueur, chacun avec sa date et sa source.
| Fait | Date | Source |
|---|---|---|
| La Commission européenne retire la proposition de règlement ePrivacy. La directive ePrivacy 2002/58/CE, elle, reste en vigueur. | 11 février 2025 | Commission européenne, COM(2025) 45 final, annexe des retraits, entrée 29 |
| Google exclut des audiences de ses produits publicitaires les visiteurs de l’EEE dont le choix de consentement ne lui est pas transmis. | début mars 2024 | Aide Google Analytics, article 14275483 |
| Les paramètres ad_user_data et ad_personalization s’ajoutent à analytics_storage et ad_storage dans le consent mode. | novembre 2023 | Google for Developers, documentation Consent Mode |
| La CNIL sanctionne Google de 325 millions d’euros et Shein de 150 millions d’euros pour des traceurs déposés sans consentement valable. | délibérations du 1er septembre 2025 | CNIL, délibérations SAN-2025-004 (Google) et Shein |
| Shopify classe son cookie _shopify_y en Reporting et analyse, d’une durée d’un an, et le pose lui-même sur votre boutique. | politique lue le 1er septembre 2026 | Shopify, Cookie Policy (shopify.com/legal/cookies) |
Relevé le 1er septembre 2026. Le motif du retrait est inscrit tel quel dans l’annexe de la Commission : aucun accord n’est attendu des colégislateurs, et la proposition est dépassée au regard des évolutions technologiques et législatives récentes. Deux des cinq lignes ne sont pas du droit : Google et Shopify imposent leurs règles à leurs clients, pas à l’Union européenne. Nous les gardons ensemble parce qu’un site les subit de la même façon.
Ne changez rien pour un texte qui n'existe pas encore.
Le Digital Omnibus changerait beaucoup de choses. Il n’en change aucune tant qu’il n’est pas adopté.
Le Digital Omnibus est une proposition de règlement présentée par la Commission européenne le 19 novembre 2025 sous la référence COM(2025) 837 ; au 1er septembre 2026 elle n’est pas adoptée et ne produit donc aucun effet juridique.
- Déposée le
- 19 novembre 2025, par la Commission européenne, sous la référence COM(2025) 837.
- Où elle en est
- Toujours en négociation. Le Conseil n’a pas réuni de majorité qualifiée : la présidence chypriote a retiré son texte de compromis avant de passer la main à l’Irlande le 1er juillet 2026. Le Parlement européen n’a pas arrêté sa position.
- Ce qui a déjà été retiré
- L’article 88b, celui des signaux de consentement du navigateur, a disparu de la position du Conseil du 18 juin 2026. Seul le Parlement européen pourrait le rétablir.
- Application
- 2027 au plus tôt, et seulement si le texte est adopté. Dans la proposition, l’article 88a s’appliquerait 6 mois après l’entrée en vigueur et l’article 88b 24 mois après.
- Ce que ça change pour vous aujourd’hui
- Rien. Une proposition ne crée aucune obligation et n’en supprime aucune. Toute page qui vous annonce une règle nouvelle pour 2026 se trompe de statut.
Ce que ferait l’article 88a
Il déplacerait les règles de consentement pour l’accès au terminal de la directive ePrivacy vers le RGPD, avec une liste limitée de finalités utilisables sans consentement : la transmission d’une communication, le service demandé, la sécurité, et la mesure d’audience agrégée en propre. Il imposerait aussi un refus en un clic et interdirait de redemander pendant six mois après un refus.
Ce que ferait l’article 88b
Il rendrait juridiquement contraignants les signaux de consentement émis au niveau du navigateur : un choix exprimé une fois, respecté par les sites, sans redemander à chaque visite. C’est la seule mesure de la proposition qui aurait réellement fait disparaître des bandeaux. Elle a été retirée de la position du Conseil du 18 juin 2026.
Pourquoi il ne faut rien en attendre
L’exemption de mesure d’audience de l’article 88a est rédigée en termes étroits : une information agrégée sur l’usage d’un service en ligne, pour le seul usage de ce service. Plusieurs analyses de cabinets d’avocats notent que les outils qui mesurent à travers plusieurs clients ou plusieurs services n’y entreraient probablement pas. Bâtir un plan sur un texte non adopté, et sur l’exemption la plus étroite de ce texte, serait deux paris.
Une cause de bandeau en moins. Pas toutes — on vous le dit.
Snorklee retire une cause de bandeau. Pas toutes. Le dire est ce qui rend le reste crédible.
Ce qu’il retire
Pour compter une visite, Snorklee n’écrit ni ne lit d’information dans le terminal : ni cookie, ni localStorage, ni sessionStorage. Le fait générateur de l’article 5(3) de la directive ePrivacy n’est donc pas constitué, indépendamment de toute exemption. Il n’y a pas de cookie analytique Snorklee à faire accepter.
La seule chose qu’il peut écrire
Un indicateur d’opposition, snorklee_optout, et uniquement si le visiteur l’active lui-même. C’est l’exercice d’un droit, pas une mesure d’audience, et Snorklee respecte aussi les signaux Do Not Track et Global Privacy Control. Nous préférons l’écrire ici plutôt que vous le laisser découvrir dans le code.
Ce qu’il ne retire pas
Snorklee ne retire qu’une cause de bandeau, pas toutes. Un pixel publicitaire, une vidéo intégrée, une carte, un chat en ligne, ou une boutique Shopify qui pose _shopify_y toute seule : chacun garde ses obligations. Si votre page charge autre chose que Snorklee, la question du bandeau reste entière.
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne donnons pas de conseil juridique. Cette page expose des faits datés et sourcés, avec le lien vers chaque source pour que vous puissiez la relire. La qualification de votre site vous appartient, avec votre conseil ou votre délégué à la protection des données.
Comment la mesure fonctionne sans cookie : la page technique. Ce que ça coûte : les tarifs. Les cookies que Shopify pose tout seul : l’article détaillé.
Questions fréquentes sur le bandeau cookie.
Faut-il un bandeau cookie en 2026 ?
Le Digital Omnibus supprime-t-il les bandeaux cookie ?
Où en est le Digital Omnibus au 1er septembre 2026 ?
Consent Mode v2, c’est obligatoire ?
Shopify m’oblige-t-il à un bandeau cookie ?
Le règlement ePrivacy va-t-il encore changer les règles ?
Un site qui n’utilise que Snorklee a-t-il besoin d’un bandeau ?
Les autorités sanctionnent-elles encore les cookies ?
Les Consent Managers doivent-ils s’enregistrer en novembre 2026 en Europe ?
Comptez tous vos visiteurs, pas seulement ceux qui acceptent.
8 € HT par mois : 200 000 pages vues, 10 sites, tout inclus. Hébergé à Paris.