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Comprendre une décision

L'onglet Actions, c'est votre liste de décisions : ce que vos chiffres vous disent de trancher, en clair. Vous regardez vos données dans Analytics, vous vérifiez du côté des robots dans Trafic IA, et c'est ici que vous décidez. Chaque carte répond à cinq questions, dans cet ordre : quoi décider, pourquoi maintenant, sur quelles preuves, à quel point on en est sûrs, et comment vous saurez si ça a marché.

Pourquoi une décision et pas un graphique

Un graphique vous dit qu'un robot est passé 3 000 fois. Il ne vous dit pas si c'est un problème, ni ce que vous pouvez y faire, ni comment vérifier que votre action a servi à quelque chose. Une décision, elle, répond aux quatre.

Ces cartes ne sortent pas au petit bonheur : les mêmes chiffres donnent toujours la même liste, dans le même ordre. Aucune IA ne fabrique un fait, un classement ou un seuil. Une IA peut reformuler une preuve pour la rendre lisible ; elle ne peut pas en inventer une.

Ce que vaut chaque chiffre

C'est ce qui empêche l'écran de vous mentir. Chaque chiffre affiché porte une étiquette qui dit exactement ce qu'il vaut :

ÉtiquetteCe que ça veut dire
chiffre réelCompté à partir de passages qu'on a vraiment enregistrés.
estimationCalculé à partir d'hypothèses qu'on affiche. On ne l'additionne jamais à un chiffre réel.
probableUn lien probable, souvent dans le temps. Ce n'est pas une preuve que l'un cause l'autre.
on ne peut pas le savoirRien, aujourd'hui, ne permet de connaître cette valeur. Ce n'est pas un zéro : c'est un « on ne sait pas ».
ne s'applique pasDans ce cas précis, la question ne se pose pas.

La ligne la plus utile est la dernière. « CommonCrawl ne vous a envoyé aucun visiteur » n'est pas un reproche : l'entreprise derrière ce robot n'a ni moteur ni assistant capable d'en envoyer. Le chiffre sort donc « ne s'applique pas », jamais « 0 ».

À quel point on en est sûrs

Chaque décision vous dit à quel point on en est sûrs — sûrs, plutôt sûrs, ou peu sûrs — et pourquoi : est-ce bien ce robot (son adresse officielle correspond), beaucoup ou peu de passages, une période complète à comparer ou rien à quoi comparer, un décompte complet ou seulement partiel (auquel cas les totaux sont des minimums).

Un point à ne pas confondre : quand on écrit « c'est bien ce robot », ça veut dire que son adresse correspond à celles que son éditeur publie officiellement. Ce n'est pas une pièce d'identité infalsifiable. L'adresse qui reçoit ces passages est ouverte à tous : quelqu'un qui recopie une plage publiée obtiendrait le même « c'est bien lui ».

Passer à l'action : Snorklee ne touche jamais à votre site

Quand une décision propose de régler l'accès des robots, Snorklee vous prépare un bloc robots.txt à coller chez vous. Il ne le met pas en ligne, ne le pousse nulle part, ne change rien sur votre site. Le bouton « C'est fait » est une simple déclaration : vous nous dites que le changement est posé, et on commence à en mesurer l'effet.

Le rappel qui accompagne chaque proposition : un fichier robots.txt, c'est un panneau « interdit », pas une serrure. Un robot peut passer outre — et Snorklee vous montre lesquels le font.

Vérifier que ça a marché

Au moment où vous dites avoir fait le changement, Snorklee fige un point de départ : le chiffre à suivre (celui annoncé sur la carte), sa valeur ce jour-là, et le nombre de jours sur lequel il a été mesuré. Sans ce repère, comparer 28 jours à 7 jours ferait chuter le chiffre pour une simple raison de calcul, pas parce que quelque chose a bougé.

Passé le délai de mesure, on ramène le point de départ au même nombre de jours que la période en cours, et on regarde si l'écart est assez net pour vouloir dire quelque chose — un petit comptage bouge tout seul, on en tient compte. Cinq réponses possibles :

  • Amélioré — l'écart va dans le bon sens et il est assez net pour y croire ;
  • Inchangé — l'écart reste dans ce qui bouge de toute façon ;
  • En recul — l'écart va dans le mauvais sens et il est assez net ;
  • Trop peu de données pour conclure — il n'y a pas assez de passages pour qu'une différence veuille dire quelque chose. Un « −100 % » sur 12 passages, ce n'est pas un résultat ;
  • On ne peut plus le mesurer — le chiffre à suivre a disparu, ou la période demandée sort des 90 jours qu'on garde en détail.

Les deux dernières ne sont pas des ratés de Snorklee. Ce sont les réponses qui vous évitent de croire à un effet que personne n'a vraiment observé.

Ce qu'aucune décision ne vous dira

  • Une économie, un coût, un poids en octets, un retour sur investissement. On ne mesure pas le poids des pages servies aux robots : le code Snorklee tourne dans le navigateur de vos visiteurs, jamais chez le robot, et il signale le passage avant la fin de la réponse. Tant que ce n'est pas mesuré d'un bout à l'autre, aucun écran ne vous chiffrera une économie.
  • Le trajet d'un robot en particulier. Rien ne relie ce qu'un robot lit à une visite plus tard : par choix, on ne garde aucun identifiant qui permettrait de rattacher les deux. Ce genre de lien est toujours affiché comme probable, jamais comme certain.
  • Les agents qui pilotent un vrai navigateur. On ne sait pas encore les repérer, alors Snorklee répond « on ne peut pas le savoir » plutôt que de les compter comme zéro.

La Vigie : et si votre site était copié ?

Le code Snorklee posé sur votre site peut se retrouver à tourner ailleurs que chez vous : sur une copie de votre site qui a gardé ce code, ou derrière un intermédiaire qui sert vos pages depuis un autre domaine — le schéma classique du site de hameçonnage. Quand un visiteur ouvre une telle page, son navigateur nous indique de lui-même l'adresse réelle où la page s'exécute ; Snorklee la compare à votre domaine et met de côté les cas sans danger connus (caches, pages traduites, archives, vos propres domaines déclarés).

Deux niveaux de vérité, jamais mélangés :

  • signalement — des requêtes annoncent qu'une de vos pages s'est ouverte ailleurs. L'adresse qui reçoit ces signalements est ouverte à tous : à elle seule, une alerte peut être bidon. Confiance basse.
  • clone confirmé — on est allés voir la page suspecte nous-mêmes et on y a retrouvé le code Snorklee : ce domaine sert bien une copie de votre site. Fait daté, confiance élevée, et un e-mail part vers les responsables du site (une seule fois par domaine).

La carte vous propose trois choses : copier le dossier de preuve (à coller dans un signalement au bureau d'enregistrement du domaine, à Google Safe Browsing ou à Phishing Initiative), déclarer « c'est un de mes domaines » (préversion, miroir — plus jamais d'alerte pour ce site), et suivre l'effet : après un retrait, les requêtes venues de ce domaine doivent s'éteindre, et c'est exactement ce qu'on mesure.

Les limites, dites franchement : quand on n'a pas pu confirmer, ça ne veut pas dire que le site est clean — les kits de hameçonnage savent se cacher des vérificateurs. Un clone qui a retiré le code Snorklee reste invisible ici. Et pas d'alerte n'a jamais voulu dire pas de clone. Snorklee ne bloque rien et ne retire rien : il repère, il prouve, et il vous donne de quoi agir.

L'onglet Vigie du tableau de bord montre la liste complète : tous les domaines repérés — y compris ceux qui n'alerteront jamais (caches, pages traduites, vos préversions) —, les domaines que vous avez reconnus comme vôtres (retirables à tout moment) et l'état de la surveillance. On y regarde ; on décide toujours dans Actions.

Quand un clone est confirmé, la page servie est gardée telle quelle (copie HTML datée, empreinte SHA-256) : téléchargeable depuis la carte, c'est la pièce à joindre à votre signalement — elle reste valable même si le clone disparaît ensuite.